07 · Rigueur
Suffisant plutôt que parfait
Décider quel niveau de « assez bien » suffit — avant de chercher, pas après.
Mise en route : 10 min
Télécharger la fiche (impression / PDF)Rapport completC'est quoi
Herbert Simon a montré qu'on ne maximise jamais vraiment : on s'arrête au premier choix qui satisfait nos critères. Il a appelé ça satisficing, et lui a valu le prix d'économie 1978. La leçon utile : chercher le meilleur coûte du temps et de la satisfaction — le maximiseur choisit mieux et le regrette plus.
Quand l'utiliser
- Tu compares encore des options après plusieurs heures
- Tu repousses une décision faute d’information « complète »
- Tu regrettes tes choix même quand ils étaient bons
- Tu passes autant de temps sur un petit choix que sur un grand
Comment démarrer
- Avant de chercher, écris tes critères — deux ou trois, pas dix.
- Fixe un seuil : « je prends la première option qui coche tout ça ».
- Fixe aussi un temps maximum de recherche.
- Prends la première option qui passe le seuil, et arrête de chercher.
- Ne rouvre pas la comparaison après coup : c'est là que naît le regret.
À toi de jouer
Exercice
Le seuil et le chrono
10 min
Une décision en cours que tu repousses
- Prends une décision en cours.
- Écris tes deux critères non négociables et le temps que tu t'accordes.
- Puis tranche à la fin du temps, avec la meilleure option disponible.
Tu as réussi siTu as tranché dans le temps imparti, sans rouvrir la comparaison ensuite.
Le piège classique
Appliquer le satisficing aux décisions irréversibles. Sur un recrutement ou un déménagement, le coût de l'erreur justifie de maximiser. Le tri se fait sur la réversibilité, pas sur l'humeur.